Les pros & cons de la voiture électrique… pour les nuls !

Les pros & cons de la voiture électrique… pour les nuls !

Souvenez-vous, la semaine passée, tous ces commentaires réjouis sur le mode « un véhicule électrique cela pollue plus qu’un véhicule diesel, c’est le MIT (et le FT) qui le dit ! » Vous en avez certainement vu passer dans votre fil Twitter, Facebook ou LinkedIn. Lire la suite « Les pros & cons de la voiture électrique… pour les nuls ! »

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Quand nous n’enseignerons plus les moteurs thermiques aux ingénieurs

Quand nous n’enseignerons plus les moteurs thermiques aux ingénieurs

Ce temps viendra. Et si bientôt se préparait la fin du moteur thermique ? Ce n’est pas le sujet de l’article suivant qui m’a inspiré, qui porte sur la fin de la téléphonie RTC analogique. Toutefois cela m’a fait réagir et me projeter dans l’enseignement que reçoivent les élèves ingénieur. Lire la suite « Quand nous n’enseignerons plus les moteurs thermiques aux ingénieurs »

Le développement des véhicules électriques n’est pas linéaire !

Le développement des véhicules électriques n’est pas linéaire !

Un fait majeur s’est produit aux Etats-Unis en 2015 : Tesla a pulvérisé ses concurrents du segment premium ! Sur un marché légèrement déprimé de 1% tous les modèles décrochent, souvent de plus de 10%, tandis que la Model S s’adjuge +43% et devient la voiture la plus vendue du segment, Tesla talonnant Mercedes au global.
Difficile d’expliquer ce véhicule par ses seules qualités mécaniques, son confort, où les services associés. Sur ce segment la compétition est rude. Non, la Tesla Model S est simplement la première voiture totalement crédible qui a fait ses preuves et déclenche l’hystérie des acheteurs. Je n’envisage pas le développement de technologies comme le véhicule électrique ou plus encore le véhicule autonome comme linéaire : en l’absence de compétitivité avec les alternatives existantes c’est le plateau. Une fois la compétitivité, la bascule est exponentielle et irrémédiable !

http://learnbonds.com/126291/tesla-motors-inc-tsla-model-s-dominates-premium-car-market/

Le marché des scooters électriques « frémit »

Le sentez-vous vous parcourir l’échine cz frémissement ? Voyez plutôt…
« Le frémissement des ventes sourit également à Eccity Motocycles qui enregistre 28 immatriculations de son Artelec 670. »
Soyons optimistes, comme l’AVERE, qui se félicite qu’avec plus de 1800 ventes la barre ô combien symbolique des 1% de part de marché ait été brillamment franchie. Comme l’AVERE, nous pourrions nous féliciter de chiffres atones mais en progression de quelques points.

Soyons honnête aussi, ce chiffre n’est pas pire que celui des voitures électriques, le tout sans subventions. Il faut dire que le problème de ces scooters ce n’est pas qu’ils représentent déjà un gain de performance appréciable par rapport à l’existant. Le problème de ces scooters c’est que comme tous les scooters ils représentent un risque d’accidents graves importants, auxquels s’ajoutent une cohabitation « complexe » avec les autres usagers. Dans ces conditions difficile pour beaucoup de collectivités de soutenir financièrement ces véhicules. Soutenir les VAE (Vélos à Assistance Électrique) est plus naturel, on les comprend bien. Toutefois envisager des mécanismes incitatifs, voire coercitifs pour substituer aux scooters thermiques des modèles électriques pourrait avoir du sens, y compris d’un point de vue électoral.
Après tout, les scooters thermiques sont une véritable nuisance en ville, par le bruit dément qu’ils génèrent (surtout les « kéké » les soirs d’été) et ils génèrent une pollution aux particules tout à fait considérable.
Las, les constructeurs eux-mêmes ne semblent pas terriblement y croire ou le vouloir. Dommage…
http://www.avere-france.org/Site/Article/?article_id=6431&from_espace_adherent=0

La Chevrolet Bolt, première de son genre !

Elle ne sera pas la dernière mais la Chevrolet Bolt inaugure une catégorie particulièrement intéressante de voitures électriques : moins de 30k€ et plus de 250 km réels sur autoroute. C’est a priori le cas de celle-ci, avec ses 320 km sur le cycle EPA américain.

Cela signifie que sur un véhicule « normal » (comme on prix) on peut faire occasionnellement des déplacements longue distance sur autoroute dans des conditions correctes (pause tous les 2h certes) et tous les déplacements du quotidien sans souci aucun. Pour le prix d’un véhicule traditionnel globalement.
Il y en aura beaucoup d’autres. A commencer par la Nissan Leaf qui dans sa version 2017 comblera peut-être son retard (la Bolt ne sera disponible que fin 2016). La Tesla 3 pourrait aussi venir se positionner.
Il ressort aussi que les batteries de 50 kWh et plus vont se généraliser. Donc que la recharge dire « semi-rapide » à 21 kW va devenir la norme pour beaucoup d’usages, que la charge « rapide » sera nécessaire sur autoroutes. Que donc il faut en tirer les conséquences (et rapidement) pour l’évolution du réseau électrique. On sait faire rouler des TGV à l’électrique, pourquoi pas donc des voitures ?
http://www.breezcar.com/actualites/article/chverolet-bolt-voiture-electrique-320-km-autonomie-0116

La petite Leaf qui grave la voie du véhicule électrique

Plus discrète que la Tesla Model S, peut-être finalement moins connue du grand public, il y a une voiture électrique pionnière de cette nouvelle génération à base de batteries Li-ion apparue au tournant des années 2010 : c’est la Leaf bien évidemment ! 200 000 ventes mondiales après 5 ans apparaîtrait modeste pour beaucoup de modèles de cette catégorie, mais la progression illustre le travail accompli et surtout l’immense potentiel.

La Leaf est une voiture réussie, et une voiture électrique réussie, depuis le début. Elle a su réunir une communauté d’utilisateurs passionnés autour d’elle. Et elle évolue très régulièrement. Les progrès accomplis sont déjà marquants en termes de fiabilité et même d’autonomie, et les prochaines évolutions vont permettre de franchir un cap.

Ce cap pour moi, c’est celui des 250km d’autonomie sur autoroute, en conditions réelles. Cela correspond à 2 heures de conduite. Passé ce cap la question de l’autonomie deviendra un problème secondaire puis un non-problème. Tesla a illustré cette situation. Et devinez quoi ? La Leaf va franchir ce cap dès 2017-2018. Et ensuite ? Toutes les évolutions permettront de poursuivre un double objectif : allonger encore un peu l’autonomie et réduire le coût de la voiture, jusqu’à ce qu’elle coûte le même prix qu’une hybride aujourd’hui, et que son avantage à l’usage écrase les motorisations thermiques (qui elles, de plus en plus sophistiquées, coûtent de plus en plus cher). D’ici 2030 la convergence complète pourrait avoir eu lieu.

De son côté Renault s’est positionné aussi sur l’électrique avec un succès moins marqué, une rapidité d’exécution moins importante (arrivée sur le marché en 2012-2013). Mais s’ils développent à plein les
synergies industrielles au sein du groupe Renault devrait aussi être capable de devenir un leader de l’électrique dans les années 2020. Et faire du pari de Carlos Ghosn un succès avec quelques années de retard ?

Une belle histoire riche d’enseignements, à lire ci-dessous.
https://transportevolved.com/2015/12/10/five-years-after-its-launch-nissan-leaf-electric-car-heads-towards-200000-global-sales/

Voiture électrique : les chinois en embuscade

On oublie facilement de regarder au-delà de notre aire géographique de référence. Quand nous parlons de véhicule électrique nous nous concentrons souvent sur ce que nous voyons en Europe et aux US. C’est souvent mitigé.

Pendant ce temps-là en Chine ils mettent l’accélérateur sur la voiture électrique, et font feu de tout bois : primes à l’achat, investissement dans les infrastructures, developpement de gammes élargies, incitations réglementaires (stationnement, circulation). Le cocktail complet, à une échelle bien plus grande que chez nous. Cela donne des choses étonnantes comme ce véhicule électrique urbain : une sorte de Twizy lowcost (encore que le prix soit discutable).

Le positionnement des chinois sur les véhicules électriques a du sens. À horizon 2050 les hydrocarbures ont peu d’avenir dans l’automobile, et la Chine est déjà très dépendante des carburants fossiles. A Viet terme les gains d’émissions de CO2 ne sont pas évidents vu le rôle majeur du charbon dans la production électrique, mais à long terme cela devrait aussi évoluer.
Une raison bien plus forte encore est que la Chine connaît des épisodes de pollution absolument épouvantables. Par conséquent la question sanitaire autour de la mobilité est essentielle et le véhicule électrique est indiscutablement plus vertueux que le véhicule thermique.

L’électrique a donc de beaux jours devant lui en Chine.

http://www.bloombergview.com/articles/2015-12-10/to-see-the-future-of-electric-cars-look-east