Consommation collaborative et mobilité : l’innovation dans la confiance

OuiShare Tour Lyon 2012Jeudi soir à Lyon, c’était le OuiShare Tour, organisé par Antonin Léonard et Edwin Mootoosamy (Ouishare.net) et Guillaume Jarret (Sejourning).

Le concept, simple et sympathique, est de se réunir pour prendre un verre tout en discutant de la consommation collaborative (Qu’est-ce que c’est ? D’où cela vient-il ? Comme la développer ?) et de projets concrets existants ou à venir.

Parmi les projets, si on a bien sûr parlé de Deways, on a aussi parlé de Sejourning (le airbnb français qui propose de louer l’appartement d’un particulier), de la Ruche qui dit Oui (génial pour consommer localement des produits fermiers et artisanaux, à tester absolument) et d’un nouveau service de Leetchi (service web gratuit et sécurisé qui permet de récolter de l’argent à plusieurs pour anniversaires et week-ends).

Au-delà des projets officiels présentés pendant l’événement, on trouvait dans la salle de super projets en cours de développement, parmi lesquels Résidéclic, un réseau social pour les copropriétés, et CoPark, un projet de partage de parkings en entreprise.

Inutile de dire qu’on attend avec impatience les prochaines occasions de OuiShare Drink dans d’autres villes… et de revenir à Lyon retrouver les nouveaux Dewayseurs nous ayant rejoint suite à la soirée.

Retour sur la consommation collaborative

Antonin Léonard a retracé l’historique (récent) de la consommation collaborative. Celle-ci émerge avec la massification des services web et mobile sur smartphone et s’appuie sur un besoin d’économies (renforcé par la crise), de renforcer les liens sociaux (amis, connaissances, networking, soutien des communautés dans lesquelles nous vivons) et de réduire notre impact environnemental (écologie). Si ce dernier impact devrait être le plus important à long terme, il ne faut pas se tromper sur les déclencheurs de changements de comportement : l’aspect économique couplé aux possibilités offertes par le web, le mobile et les réseaux sociaux. En images c’est plus facile à comprendre (cf. ci-dessous).

http://vimeo.com/39760685

La spécificité des services de la consommation collaborative, c’est de placer un tiers de confiance entre les pairs qui échangent des biens et services. Les services de petites annonces (papier, web) existent depuis des lustres. Pourtant leur impact reste limité à des biens / services de faible valeur ou à une population réduite (ceux qui acceptent de prendre des risques sans contre-partie).

Dans le domaine de la location d’appartements, Airbnb et Sejourning apportent des garanties aux propriétaires et aux locataires que l’on ne trouve pas sur un site d’annonces : évaluations, assurance, service client, transaction et paiement, etc…

Dans le domaine de la location de voitures, j’ai déjà expliqué comment les différents acteurs (Deways bien sûr est à la pointe) développent des outils permettant d’assurer la confiance entre propriétaires et conducteurs. Aux outils utilisés par Sejourning nous ajoutons : la vérification d’identité IDN (La Poste), vérification du permis, de la carte grise, utilisation des réseaux sociaux. Cette liste s’allonge chaque mois de nouveux outils et méthodes.

Antonin résume fort bien ce qui distingue un service de l’économie collaborative des services pré-existants : il s’agit bien souvent de prendre une catégorie d’annonces sur Craig’s List ou Le Bon coin (services simple et performant d’annonces, mais aucune garantie apportée – anonymat des parties) et de mettre en place des outils garantissant la confiance entre les parties. Outre le logement et les voitures, on pourrait parler des cours particuliers, de divers travaux à domicile, d’échanges de services, etc…

Vous pouvez trouver plus d’informations à ce sujet dans un récent article sur le sujet de la confiance et de la consommation collaborative.

Sejourning, un airbnb à la française

Guillaume Jarret a présenté le service sejourning, lancé depuis un an en France avec un modèle de location d’appartement avec assurance similaire à celui d’airbnb. Le service décolle plutôt bien, notamment lors d’évènements locaux pour lesquels l’offre hôtelière est insuffisante. C’était le cas pour la traditionnelle fête des lumières à Lyon la semaine passée, ou lors du salon Pollutec précédemment. Certains habitants préfèrent partir de chez eux quelques jours lors d’évènements très fréquentés comme la fête des lumières, si bien que louer leur appartement à cette occasion est finalement naturel.

Guillaume nous a expliqué qu’il était important de s’inscrire dans le cadre légal et réglementaire existant, et qu’il est tout à fait possible de louer son appartement ponctuellement et légalement. Sur le même principe que le covoiturage, il s’agit de rendre un service ponctuel et que les gains n’excèdent pas les coûts. Le problème vient des abus, à Paris ou ailleurs, de propriétaires qui ont font un business à part entière, en louant systématiquement sur de la courte durée plutôt qu’en mettant leur appartement en location longue durée. Il en résulte un détournement de l’offre locative.

La deuxième condition que doit satisfaire celui qui met à disposition son appartement s’il n’est pas propriétaire : obtenir l’accord de son propriétaire pour la sous-location. Tout le monde ne le fait pas malheureusement, mais c’est bien la responsabilité de celui qui met à disposition l’appartement.

Publicités

3 réflexions sur “Consommation collaborative et mobilité : l’innovation dans la confiance

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s