Y aura-t-il un BlaBlaCar du covoiturage quotidien ?

Y aura-t-il un BlaBlaCar du covoiturage quotidien ?

Wayz-Up publie les résultats d’une étude interne portant sur le profil de ses covoitureurs. Cette étude en dit autant sur Wayz-Up et son positionnement que sur le covoiturage au quotidien en général : en Île de France il s’agit d’une pratique de convaincus qui apprécient autant la convivialité et les vertus écologiques de la pratique que son aspect financier (alors que dans le cas général l’aspect financier est primordial). Tout simplement parce que l’aspect financier n’est pas un fort élément déclencheur sur ce type de trajets avec les modèles économiques actuels. C’est donc aussi l’occasion de revenir sur le modèle adopté par cette startup et d’autres pour tenter de casser les verrous du covoiturage du quotidien, puis de s’interroger sur la manière dont nous pourrions sortir (par le haut !) du carcan du covoiturage tel qu’il a été très récemment défini. Le problème de fond selon moi depuis 10 ans, c’est que l’on veut appliquer au covoiturage courte distance du quotidien non seulement les recettes, mais aussi la réglementation et les modèles économiques qui se sont avérés plutôt adaptés au développement du covoiturage longue distance incarné par BlaBlaCar.

La conséquence de cela, c’est un profil de covoitureurs urbains, connectés, à situation socio-professionnelle favorable (travaillant dans un siège social). C’est très bien, mais cela ne change pas encore le monde, loin s’en faut !

Profil des covoitureurs Ways-Up - Des urbains connectés et à haut revenus qui valorisent la relation sociale et l'impact environnemental plus que le gain économique qui reste marginal
Profil des covoitureurs Ways-Up
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BlaBlaCar va-t-il se lancer dans le covoiturage pour tous et pour tout ?

BlaBlaCar va-t-il se lancer dans le covoiturage pour tous et pour tout ?

Autrement dit BlaBlaCar va-t-il proposer des services de covoiturage aussi en temps réel et des services avec un modèle d’affaire réellement adapté aux usages du quotidien sur courte – moyenne distance ? L’annonce de RideMap pose la question.

De quoi s’agit-il concrètement ? BlaBlaCar a connu plusieurs évolutions de son modèle économique au cours du temps (cf. ci-dessous la présentation de l’historique de la success story BlaBlaCar). Il s’est affiné en quelque chose de « scalable », qui a fait ses preuves, et pour lequel BlaBlaCar a levé des fonds considérables pour l’étendre en Europe et dans le monde.

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À nous de vous faire préférer le train… et les mobilités partagées !

à la UneÀ nous de vous faire préférer le train… et les mobilités partagées !

La SNCF a un rôle fondamental à jouer dans la transition énergétique et l’atteinte du Facteur 4 (division par 4 des émissions de GES – Gaz à Effet de Serre) dans les transports en France, puisqu’elle est l’opérateur national du mode de transport le plus performant : le train. Plus précisément la SNCF opère les lignes à grande vitesse et les lignes longue distance, ainsi que l’essentiel des lignes du quotidien (TER et certains RER). Sa responsabilité est donc majeure puisque le développement du train à horizon 2050 est essentiel. Plus que jamais la SNCF doit nous faire préférer le train, à nous voyageurs-usagers (comme je n’aime point ce dernier mot !), et doit faire préférer le train aux acteurs publics (régions et État) dans leurs choix d’investissement. Pour cela il faut offrir une gamme élargie de services de qualité, avec une large palette tarifaire, pour le plus grand nombre. Tout un défi, qui n’est pas nouveau.

Pourtant, malgré toutes ses qualités, il est évident que le train ne peut répondre à l’ensemble des besoins en 2050. Simplement doubler de nombre de voyageurs.kilomètre parcourus en train à cette date est probablement hors d’atteinte, en particulier pour les mobilités du quotidien. Le réseau actuel, avec les évolutions possibles, n’y suffirait pas. Le train, même avec les autres transports en commun, ne peut pas répondre à tous les besoins dans toutes les situations, et ces modes ne peuvent étendus à l’infini dans le contexte actuel. En revanche ils peuvent constituer l’ossature de la mobilité sobre de 2050.

Si la question de la mobilité doit être regardée sous l’angle de l’offre en 2050, il est absolument indispensable d’interroger la qualité et la quantité de nos mobilités en 2050, sous l’angle des pratiques et de nos modes de vie. Lire la suite « À nous de vous faire préférer le train… et les mobilités partagées ! »

Le réseau français #autocar concurrence le #train plus que le #covoiturage !

Le réseau français autocar tel qu’il est développé actuellement fait la part belle aux liaisons actuellement desservies en… TGV !

À noter quelques transversales comme Lyon – Bordeaux dont la ligne TET – Intercités a été laissée à l’abandon.

Un réseau qui apporte donc du lowcost sur les grands axes mais peu de solutions sur les axes peu fréquentés laissés aux services TER et cars régionaux.

Sans vouloir faire l’apologie du covoiturage (un peu quand même !), celui-ci est tout le contraire, puisque le covoiturage est bien sûr présent sur les grands axes mais fournit surtout une desserte plus fine en point à point à point (genre Paris – Vitré sans changement) et surtout couvre les dessertes hors réseau ferré. Ce qui est très peu le cas du car pour l’instant et très logiquement pour une raison de modèle économique.
Les opérateurs de car et de train ont globalement le même modèle : investir dans de la capacité véhicules puis les remplir au mieux avec des passagers. Il y a tout de même une différence significative : l’opérateur doit payer des péages systématiques pour l’utilisation du réseau ferroviaire (dont l’étendue est limitée par ailleurs) tandis se l’opérateur de car paie des péages non systématiques qui couvrent seulement une partie des coûts (à tout le moins ces coûts sont mutualisés avec les autres usagers de la route).
La conséquence c’est que les opérateurs de train et de car ont besoin de se focaliser sur les dessertes avec la plus forte demande. De plus ils ne peuvent pas facilement apporter de l’offre sur des dessertes à faible demande car ils ont besoin de remplir leurs véhicules et ils auraient besoin d’apporter une certaine fréquence pour être attractifs. Le car a certes un avantage sur le train, en particulier le TGV, à ce niveau.

Le modèle du covoiturage est lui fondamentalement différent. Bien sûr il peut se developper sur des axes à fort trafic mais il est aussi adapté à des axes à faible trafic ou à trafic ponctuel puisque les offreurs et les demandeurs ont le même profil (ils sont présents en même temps sur les mêmes trajets globalement). Et surtout il n’y a pas d’enjeu de remplissage des véhicules. Si la fréquence élevée n’est pas garantie au départ, au moins y a-t-il adéquation entre l’offre et la demande sur les horaires. Surtout la fréquence peut augmenter rapidement avec le developpement de la plateforme et de la pratique.

En résumé : le car et le train sont es concurrents purs. Le covoiturage est un substitut au car et au train qui est une réponse à une palette plus large de trajets et de besoins.

B-A.BA de la #mobilité partagée

Vous n’êtes pas tout à fait à l’aise avec ridesharing, carsharing, ridesourcing ? Ou avec covoiturage, autopartage, transport à la demande ? Vous n’êtes pas le seul. Et ce petit guide devrait vous remettre les idées claires. https://www.move-forward.com//news/details/a-holistic-guide-to-shared-mobility/

BlaBlaCar au Brésil pour démontrer son universalisme

En s’attaquant à de nouveaux marchés aux contextes et cultures nettement différente de l’Europe continentale (Russie, Inde, Brésil) BlaBlaCar va passer le test de l’universalité de son modèle, au-delà de ses adaptations locales.
Le covoiturage à la BlaBlaCar permet-il de fonder une véritable World Company ? Les solutions de la mobilité sont-elles aussi universelles que les solutions du web et des réseaux sociaux ?

La réponse d’ici un an ou deux certainement.

http://live.lesechos.fr/57/021520515957.php#xtor=CS1-105

Le BlaBlaCar du colis

Un concept sympa : la livraison de colis entre particuliers. Dont on voit bien l’intérêt potentiel pour des colis volumineux / fragiles. Quand les services pro peuvent être coûteux.

http://www.maddyness.com/startup/2015/11/24/cocolis/

Toutefois ce modèle n’est pas tout à fait nouveau. Il y a eu plusieurs tentatives assez proches depuis 2010, dont j’ai oublié le nom, ce qui n’est pas forcément bon signe.

Pour aider à ma façon l’équipe de http://www.cocolis.fr à faire de son service un succès, quelques points de vigilance que j’identifie de mon expérience :
1/ Être le « BlaBlaCar du colis » cela peut être bien. Sauf si BlaBlaCar est susceptible d’entre votre principal concurrent. De fait aujourd’hui il y a régulièrement du transport de colis sur BlaBlaCar. Ainsi j’ai déjà transporté une boîte de (délicieux) macarons entre Rouen et Paris (des petits jeunes qui les emmenaient en Asie pour diffuser la bonne culture française ! Mais qui les avaient oubliés chez papa-maman). Une bonne amie a déjà transporté un chat de Paris au Havre (ayant elle-même un chat elle avait semble-t-il toutes les qualifications requises).

Entendons-nous bien : BlaBlaCar n’en a pas fait une offre et cela tend à montrer qu’il y aurait un marché. Mais c’est aussi une concurrence de fait (beaucoup d’offres) et si un tel business décollait le concurrent serait déjà aux premières loges pour s’y positionner. Ou alors d’la restera une niche…
2/ Sur le modèle en lui-même, comment sortir de la niche de « l’occasion noël un peu spécial » ? Sortir du transport de chats et de macarons ? D’autres se positionnent en lien avec la grande distribution ou le e-commerce, avec un risque de dérive vers la professionnalisation (une « Uberisation » disent les savants journalistes)
3/ Enfin en faisant sortir la pratique de l’informel cocolis.fr est obligé de sortir une (longue) liste d’exemptions qui peuvent refroidir (et renforcer le caractère de niche).

En tout cas bon courage à toute l’équipe de http://www.cocolis.fr qui est sur un sujet porteur et prometteur. Les possibilités sont vastes !

[EDIT] Merci aussi à PiggyBee qui a fait un recensement des nombreuses initiatives de livraison entre particuliers à travers le monde. N’hésitez pas à compléter leur liste.