Open Data et transports : l’Afrique a tant à nous apprendre !

à la UneOpen Data et transports : l’Afrique a tant à nous apprendre !

Les systèmes de mobilité informelle et les plateformes de données et Open Data en Afrique. Une très belle journée d’échanges organisée par l’AFD (Agence Française de Développement) qui commence à prendre ces sujets au sérieux comme levier d’amélioration des systèmes de transport dans les pays où elle intervient, donc de valorisation de ses investissements. Échanges inspirants avec des intervenants et porteurs de projet de grande qualité !

Digital Matatus à Nairobi au Kenya, Transport For Cairo en Egypte, Accra Mobility au Ghana mettent en avant le potentiel de ces transports dits « artisanaux », pour une ville résiliente et fluide. Quelles sont les conditions pour que du « chaos » émerge un système remarquablement structuré, intégré et adapté à la demande ? Mohamed Hegazy (Transport for Cairo) et Jacqueline Klopp (Columbia University) ont brillamment démontré qu’il faut :

  1. prendre en compte les transports artisanaux dans l’urbanisme, donc visualiser et analyser les flux, les usages et les pratiques
  2. implémenter des régulations adaptées et/ou des systèmes d’incitation pour améliorer la sécurité (routière, agressions, harcèlement), la performance des véhicules et leur impact environnemental
  3. assurer une intégration optimale avec les transports publics lourds (bus, métro, train) pour limiter la concurrence et améliorer l’efficacité du système.

Sur chacun de ces trois sujets une donnée accessible et de qualité est essentielle. Données sur le plan de transport (qu’il faut générer car elle n’existe pas a priori), sur la fréquence, les temps de parcours et la fiabilité de l’offre, et sur l’expérience de mobilité (confort, service, risques d’agression ou de harcèlement).  Lire la suite « Open Data et transports : l’Afrique a tant à nous apprendre ! »

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L’#OpenData dans les transports, pas pour tout de suite !

En résumé : l’Open Data est obligatoire dans les transports, sauf si l’opérateur a prévu des dispositions contraires !Outre le fait que beaucoup d’opérateurs craignent tout simplement que l’on se rende compte de la piètre qualité de leurs données, la plupart ont un réflexe de fermeture vis à vis d’une potentielle « uberisation » par vous savez qui !

Il y a un hiatus pourtant : la plupart des transporteurs travaillent dans le cadre du transport public (DSP ou autre). Les données qu’ils gèrent ne leur appartiennent pas (à eux seuls). Du moins du point de vue de la légitimité.

Surtout, il faut qu’ils comprennent 2 choses : 1/ Les GAFA ne sont pas leurs concurrents dans le sens qu’ils ne font as de transport public comme eux. Et qu’eux n’ont pas pour vocation de faire du traitement de données. Du moins pas d émigre exclusive.

2/ Il y a des enjeux plus importants que la préservation de leur pré-carré, comme enclencher une révolution de la mobilité durable indispensable mais bien lointaine. Pourquoi la regarder pour préserver quelques ego ?

Quant à l’Etat il doit comprendre que pour empêcher les GAFA de rafler la mise il ne doit pas gérer les données mais les ouvrir pour permettre l’émergence d’un fort écosystème franco-européen ! Sinon les GAFA feront sans ces données, les généreront autrement, puisqu’ils en
ont les moyens : alors il sera trop tard !
http://m.nextinpact.com/news/97283-open-data-sur-donnees-transport-gouvernement-en-retard-sur-loi-macron.htm

L’Open Transport, Open Data appliqué à la mobilité

L’Open Transport, Open Data appliqué à la mobilité

Jeudi soir se déroulait à Paris, dans les locaux de la Fondation Mozilla, le premier meetup consacré à l’Open Transport. La thématique du soir ? Quelques applications de l’Open Data à la mobilité : calculateurs d’itinéraires Open Source, problématiques de normalisation pour profiter des outils du Big Data, utilisation d’Open Street dans les gares SNCF, visualisation des déplacements de train, et surtout analyse des données transport, pour aller au-delà de « l’assistant personnel de mobilité ». Avec en conclusion une question centrale : comment constituer un référentiel d’adresses ouvert, libre et collaboratif.

C’était dense, inspirant, convivial. Ci-dessous un résumé des idées qui ont retenu mon attention, et quelques commentaires. Merci aux organisateurs, à tous les participants, et rendez-vous à l’automne pour la prochaine édition.

La vidéo de l’évènement est disponible sur le site de Mozilla Air.
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La gratuité de l’Open Data en débat… depuis longtemps déjà!

Alors que je réagissais il y a quelques jours, avec d’autres, aux réflexions du GART visant à taxer (donc faire payer) l’utilisation de données publiques de transport à des fins commerciales, je constate à la lecture d’un article de 2011 d’Internet Actu que la question fait depuis longtemps débat et que d’excellents arguments étaient déjà développés sur l’intérêt de la gratuité. Lire la suite « La gratuité de l’Open Data en débat… depuis longtemps déjà! »

L’Open Data doit être gratuit pour tous !

L’Open Data doit être gratuit pour tous !

Cet article est écrit en réaction à l’annonce du GART qui souhaite imposer une taxation des usages commerciaux des données information voyageurs. Je fais suite à l’excellent article de @schignard dont je recommande la lecture. Il exprime un point de vue équilibré et bien argumenté.

La taxation évoquée par le GART concernerait les applications commerciales utilisant des données mises à disposition par le GART. Une telle disposition vise explicitement les géants de l’Internet (Google, Amazon, Apple) qui pourraient avoir l’outrecuidance d’oser rendre des services utiles avec ces données et en conséquence gagner de l’argent avec.

La position du GART semble relever d’un réflexe rétrograde de contrôle et d’un archaïsme conduisant qu’une application commerciale ne peut pas « produire de bien commun ». Et pourtant… Lire la suite « L’Open Data doit être gratuit pour tous ! »

Vianavigo va-t-il libérer l’information voyageurs ?

Vianavigo va-t-il libérer l’information voyageurs ?

Le STIF a sorti ces dernières semaines une nouvelle version de son application mobile Vianavigo destinée à fournir des informations unifiées sur tous les transports publics en Ile de France (dont le STIF a la charge). Une première version de Vianavigo était sortie l’an passé.

L’enjeu pour le STIF est de se positionner, en tant qu’organisateur des transports sur le territoire, comme la source de l’information voyageur gratuite pour les citoyens, alors que les transporteurs, particulièrement la RATP et la SNCF, se sont saisis du sujet il y a déjà quelques années et mettent d’ores et déjà à disposition des applications (l’application RATP étant plutôt réussie, celle de Transilien un peu en retrait).

Après une v1 correcte mais qui ne parvenait pas à éclipser les applications existantes, la v2 a des arguments pour convaincre les utilisateurs… à condition qu’ils renoncent à leur application habituelle. Malgré sa qualité, cette nouvelle application souffre encore de quelques limitations et n’est pas encore assez tournée vers les réseaux et l’apport des citoyens justement à l’information voyageurs. Peut-être pour une v3, qui serait accompagnée d’une évolution de la position du STIF et des politiques sur ce sujet sensible des transports en Ile de France… et de leur qualité ! Lire la suite « Vianavigo va-t-il libérer l’information voyageurs ? »