5 raisons pour lesquelles les batteries stationnaires #Tesla n’ont pas d’avenir en France… À court terme !

Pour qu’un système de batterie stationnaire domestique comme le Tesla PowerWall ait un débouché commercial pérenne, il faut réunir quelques-unes des conditions ci-dessous : – Avoir des cours de l’énergie très variables et plutôt élevés
– Que l’énergie solaire (voire éolienne) soit très développée sur le territoire chez les particuliers
– Que le réseau électrique soit peu fiable ou sujet aux risques de black-out ou dysfonctionnements pour une grande partie de la population, notamment du fait des particularités géographiques du territoire
– Que le réseau électrique soit ouvert et que l’on puisse facilement monétiser des « services rendus au réseau » comme de l’équilibrage, de la régulation de fréquence, etc.
– Que la réglementation incite et/ou autorise largement l’auto-consommation d’électricité et la commercialisation à des tiers

Globalement la France ne satisfait à aucune de ces cinq quotidiens et l’Australie à touts. Ce qui explique pourquoi Tesla démarre la commercialisation du PowerWall dans ce pays et que Bolloré s’intéresse pour ses propres systèmes de batteries stationnaires plutôt au marché africain où il est très présent.

Après à long terme, les batteries stationnaires comme les services V2G (Vehicle to Grid des véhicules électriques pourraient finir par trouver des applications utiles en France. Mais il reste quelques verrous à débloquer.

http://mashable.com/2016/01/28/first-tesla-powerwall/?utm_cid=mash-com-li-pete-link#Q1ai14dZggqg

Une batterie de véhicule electrique, c’est un peu comme un chat, non ?

Elle aurait 7 vies…

Réutiliser les batteries de véhicules électriques dans des usages stationnaires est envisagé depuis longtemps. Des limitations (performance, sécurité) ont été pointées.
Il est rassurant de voir aujourd’hui des constructeurs comme Daimler explorer sérieusement le sujet !

Concrètement leur modèle est de construire de grosses unités stationnaires à usage des gestionnaires de réseau et électriciens. Les « services au réseau », notamment pour en assurer la stabilité, sont un débouché très intéressant dans un pays comme l’Allemagne qui mise fort sur les renouvelables intermittents (solaire, éolien).

Daimler annonce utiliser les batteries de véhicules électriques et hybrides à la fin de leur première vie, censée durer 10 ans. Mais d’où viennent les batteries de ces premiers projets dans ce cas ? Soit elles sont neuves, soit ils utilisent des batteries ayant vieilli bien vite (mais en quelle quantité ?).
En espérant que des évaluations de performance du système puissent être publiées.
http://arstechnica.com/science/2015/11/daimler-is-reusing-electric-vehicle-batteries-to-store-renewable-energy/?utm_content=buffer4cb79&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer