Une vérité difficile sur la voiture en ville

« La voiture individuelle (l’autosolisme) n’a pas sa place en ville, tout comme les piétons et les vélos n’ont pas leur place sur l’autoroute »

Yves Crozet (économiste) nous rappelle dans sa tribune quelques évidences qu’il est nécessaire de rappeler parce que nous cherchons à ignorer ce qui est sous nos yeux :

  • Toute la digitalisation des transports, et Mobility as a Service (MaaS), est fort bien et apportera plein de choses mais ne transformera pas seule nos mobilités ;
  • Dans les villes les transports publics de massse forment l’ossature inévitable de tout réseau de transport performant. La voiture individuelle (autonome ou non) étant un gâchis de place non soutenable ;
  • La digitalisation porte beaucoup sur les voitures. Si un meilleur remplissage des voitures et un meilleur partage (pour en réduire le nombre) sont souhaitables, ils ne sont pas suffisants ;
  • En centre-ville la solution est connue depuis longtemps mais politiquement difficilement soutenable : La voiture individuelle (l’autosolisme) n’a pas sa place, tout comme les piétons et les vélos n’ont pas leur place sur l’autoroute ;
  • Toutes les villes sont donc confrontées à un équilibre à trouver entre coercition (le bâton) et soutien à l’innovation numérique (la carotte), et elles doivent le faire à l’échelle du bassin de vie, pas uniquement les limites administratives pour ne pas exclure une partie de la population par des dispositifs trop coercitifs ou des innovations inaccessibles. 

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