La circulation alternée impose une amélioration éphémère des transports publics

Il ne devrait pas y avoir de circulation alternée sans alternative efficiente.

Aujourd’hui et jusqu’à au moins demain la circulation alternée est en vigueur sur Paris et sa première couronne. C’est une mesure nécessaire (parmi d’autres) pour réduire localement la densité de particules fines et de NOx, donc protéger la population. C’est aussi nécessaire pour enclencher une prise de conscience à moyen terme et des changements de comportement. À condition de ne pas la rendre contre-productive par défaut d’offre de transports publics et partagés.

Ce matin et toute la journée nous avons assisté (et subi pour ceux qui se déplaçaient) un mélange d’événements ponctuels et non prévus fâcheux (le plus important mais pas le seul étant celui du RER B, combiné à une inadéquation de l’offre à la demande. Ou de la demande à l’offre. Ce qui nous donne 3 leviers au moins pour considérablement améliorer l’efficacité des transports en cas de pics de pollution et de circulation alternée (cette dernière pourrait être activée de plus en plus souvent):
1/ Améliorer la fiabilité de l’offre actuelle, en améliorant la maintenance en général (prévention) et en suspendant si besoin certains travaux ou opérations réduisant la capacité globale du système de transport
2/ Augmenter l’offre de transports en commun. Aux heures de pointe ce n’est généralement pas possible (capacité du réseau, disponibilité des machines et du personnel). En heures creuses ce serait nettement plus faisable si un « plan blanc transport » était défini en amont permettant de mobiliser des agents (heures supplémentaires) et matériels en cas état d’urgence transport. Déjà aujourd’hui en journée les transports étaient nettement plus utilisés que les autres jours.
3/ Si toute la demande se concentre aux heures de pointe du matin et du soir le problème est insoluble. L’efficacité de « l’étalement de la pointe » pour augmenter la capacité du système de transport est totalement démontrée. Les possibilités sont nombreuses : décalage des horaires, modification du nombre d’heures travaillées, une dose de télétravail, travail en télécentre/coworking, etc.

Tout ceci est réalisable à moindre coût si on anticipe la récurrence de telles situations. Les entreprises et institutions publiques ont l’habitude ces derniers de mettre à jour leurs plans blanc, plan Vigipirate / alerte attentat, PCA (Plan de Continuité d’Activité). La mobilité des personnels doit être incluse dans ces plans, voire faire l’objet de plans dédiés, car les situations dégradées de mobilité sont variées, fréquentes et amenées à augmenter.
Il s’agit d’une question de résilience et de préservation de la productivité.

Des TGV pour remplacer les RER entre Paris et Roissy

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