Réduire le trafic de voitures réduit la #pollution

Cela paraît basique mais fait parfois (bêtement) débat. Cela vaut donc le coût de le rappeler !
AirParif a mesuré le différentiel lundi sur l’A1 (fermée au public entre Paris et Le Bourget). Les résultats ci-dessous sont éloquents.

Et devinez quoi ? A Melun, (très) loin de Paris il n’y avait pas de différence. Car le trafic inhabituellement faible c’était à Paris et en première couronne qu’on en profité lundi, semble-t-il sans grosse catastrophe.

Et si on faisait cela tous les lundis ? 🙂

http://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/154

Réduire la voiture en ville, c’est gagner de la place !

C’est libérer de la place dans les nouvelles constructions, libérer de l’espace public.
C’est réaliser que pour un appartement en ville plus de foncier peut être dédié à votre voiture qu’à votre chambre.

Du coup la voiture oui bien sûr c’est utile. Mais à la demande ! Comme cela j’augmenterai la taille de ma chambre…

Cette année j’ai déjà travaillé sur 3 projets de nouveaux quartiers afin d’y apporter des solutions pour réduire la taille du stationnement. Avec le foisonnement des places (des solutions comme ZenPark, CoPark ou Parking Facile) et des solutions d’autopartage on peut réduire le foncier dédié au stationnement de 30%, ce qui conduit à des réductions de coût et une réaffectation à d’autres usages.

On peut aller plus loin demain avec des solutions technologiques françaises de roture pour automatiser entièrement le stationnement et gagner encore 30% sur le foncier !
http://mobilitylab.org/2015/12/01/carsharing-can-open-parking-spaces-to-happier-healthier-lives-for-all/

Inventer une couverture sociale pour la sharing economy

Les géants de l’économie du partage ou à la demande, ces plateformes géantes qui rapprochent de manière novatrice l’offre et la demande, sont largement critiquées pour ne pas apporter de couverture sociale adaptée à ceux qui en tirent tout ou partie de leurs revenus.

L’initiative de Lyft (concurrent d’UberPOP aux US) démontre que les choses bougent. Étant acquis que le salariat n’est pas la bonne solution pour ces nouvelles activités et que le statut d’indépendant n’apporte pas les garanties et services nécessaires, il y a lieu de penser une troisième voie, comme le suggère de son côté Nicolas Colin.

Lyft donne accès à ses chauffeurs à une couverture retraite facultative et portable (on peut cumuler différentes activités sur différentes plateformes). C’est incomplet et non transposable tel quel en France mais donne des idées.

http://www.bna.com/lyft-retirement-program-b57982064126/

Une politique de #mobilité #durable : une urgence pour les nouvelles mégapoles

Un rapport a examiné le cas de 4 mégapoles chinoises et 4 indiennes, pour comprendre l’impact de la mise en œuvre de politiques de mobilité durable, en particulier sur la place de la voiture et les émissions de CO2 induites. http://www.internationaltransportforum.org/jtrc/environment/COP21/COP-PDF-04.pdf

Ces mégapoles ont un taux d’équipement en voiture bien inférieur à l’occident mais l’émergence de classes conduit à une rapide motorisation des ménages en l’absence de régulations et de systèmes de transport performants.

Le résultat est saisissant. Si rien n’est fait la situation de ces mégapoles sera dramatique avant 2050. Toutefois elles ont la possibilité d’obtenir des gains importants en mettant rapidement en place une politique de transports intégrés

L’exemple de Shanghaï démontre que la rapidité de mise en place de ces politiques est essentielle pour éviter une installation trop importante de la voiture qui rendra les changements à venir plus longs, plus complexes, plus coûteux.

La voiture, objet numerique ?

Non seulement mettre du numérique dans la voiture. Mais faire émerger la voiture du numérique. Passer directement du fichier numérique au véhicule de série.

Du coup developer une voiture comme on développe du logiciel : par itérations. Chaque semaine ou chaque mois une nouvelle version optimisée, améliorée.

http://www.networkworld.com/article/3006666/internet-of-things/3d-printed-cars-will-speed-up-in-car-tech-development.html

Oui il y a des limites à cela aujourd’hui. Notamment d’homologation. Mais c’est bien la direction tracée par de nouveaux acteurs comme Local Motors. Un chemin qu’emprunteront aussi les constructeurs traditionnels à leur façon, à mesure qu’ils intégreront l’impression 3D à leurs processus de production.

Les flottes tireront le déploiement des « véhicules à faible émission »

On peut regretter que la loi de transition énergétique définisse les véhicules à faible émission (du moins dans son décret d’application) de manière assez light, qui sera rapidement dépassée. Mais au moins existe une exigence pour les flottes publiques et celles des loueurs. C’est déjà pas mal.

L’idéal serait plutôt de faire référence à une performance correspondant au 5ème percentile des ventes pour définir les véhicules performants. Ainsi la performance exigée s’améliorerait chaque année.
http://www.flotauto.com/gestion/loi-transition-energetique-renouvellement-flottes-41525

Les autoroutes urbaines, c’est un peu comme les centrales nucléaires

Leur développement a profondément marqué le developpement des villes concernées (en particulier aux US), affectant leur morphologie et les fonctions urbaines (cela a conduit à la périurbanisation et la ghettoïsation de certains centre-villes). Les autoroutes urbaines, comme les centrales, ont apporté une forme de modernité et de developpement de nouveaux modes de vie, pour le meilleur comme pour le pire.
http://www.theatlantic.com/business/archive/2015/11/highways-destroyed-americas-cities/417789/

Comme les centrales nucléaires, les autoroutes urbaines ont une durée de vie finie et se pose alors la question de leur prolongation ou de leur déconstruction. Dans un cas, le statu quo par conservatisme, pour préserver une solution à des problèmes du passé. Dans l’autre un aggiornamento pour construire une ville différente, répondant aux enjeux contemporains : qualité de vie, proximité, mixité.

Et en France ? Aurait-on quelques boulevards ou autoroutes urbains à démonter ?