Un téléphérique urbain bientôt à Paris

Un téléphérique urbain bientôt à Paris

Beaucoup de parisiens sont déjà habitués à ce mode de transport. Même le quinquagénaire le plus accroché à son SUV (la ville est une jungle, vous savez) pourrait y trouver du charme.
En effet tous ceux qui ont eu la chance d’un séjour en montagne ont expérimenté les télécabines ou le téléphérique.

Le marché du téléphérique de montagne est plutôt mature en Europe. Heureusement les leaders du secteurs (plutôt autrichiens, mais on trouve un français) ont pensé à de nouveaux débouchés, façon « océan bleu » : le transport en commun de l’impossible.
http://www.mobilite-durable.org/innover-pour-demain/villes-durables/le-telepherique-urbain-decolle.html?utm_content=buffer30af3&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

BlaBlaCar est devenue une plateforme… De services numériques

BlaBlaCar propose certes un véritable service de transport, un mode désormais reconnu, le covoiturage.
Toutefois BlaBlaCar se définit avant tout comme un acteur du numérique qui a une communauté conséquente d’utilisateurs actifs (20 million en Europe, jusqu’à 8 million en France). Désormais BlaBlaCar monétise cette communauté et ce qu’elle en connaît tout en développant les services à destination de cette communauté : assurance, péage autoroute, essence, et maintenant services bancaires.
Demain d’autres services autour de la voiture mais aussi du mode de vie en général ? BlaBlaCar semble privilégier des partenariats avec des acteurs plutôt traditionnels ayant besoin de diversifier et rajeunir leur base de clients. BlaBlaCar leur apporte une communauté active avec laquelle il est possible de développer de « l’engagement ». Elle en retire des bénéfices pour ses membres, une plus grande attractivité, une plus grande connaissance de ses clients, et une forme de monétisation.
http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=021541932693&fw=1

Ce processus que mettent en œuvre les plateformes est bien connu. Il est utilisé par les GAFA et toutes les plateformes à succès. Il a été décrit pour les transports (et comment exploiter la valeur générée sous forme de communs) par Gabriel Plassat et la Fabrique des Mobilités.
http://lafabriquedesmobilites.fr/articles/la-fabrique/les-4-dynamiques-de-la-fabrique/

L’erreur fréquente que commettent des startups avec un modèle de plateforme c’est de vouloir développer une multitude de services annexes et monétisations sans avoir encore une large base client. BlaBlaCar aussi à ses débuts a connu ce problème avant de se concentrer uniquement sur son produit.
Toutes les plateformes à succès ont développé un service simple et à valeur ajoutée, ont utilisé les données et l’expérience pour améliorer le service, puis l’enrichir, puis monétiser la large communauté d’utilisateurs.

Qui a anticipé le rôle des véhicules autonomes pour nos villes ?

Aux Etats-Unis aucune ville n’a intégré les véhicules autonomes à sa vision de long terme (20 ans). En revanche elles ont intégré la problématique et travaillent activement le sujet.
Qu’en est-il des 5-10 plus grandes métropoles françaises ? En particulier de la région Île de France ?

Le sujet est d’importance : faut-il augmenter la capacité des routes comme le souhaite Valérie Pécresse en Ile de France dans son programme ? Alors que cela pourrait être rendu obsolète si ces nouveaux véhicules augmentent la capacité des routes sans investissement additionnel en infrastructure. En revanche la maintenance des routes est importante.

Comment anticiper l’étalement urbain (additionnel) qui pourrait être engendré dès 2020 par des véhicules grand public arrivés sur le marché qui seront autonomes sur autoroute ?

Quelles mutations du système de transport ?

Au salon mondial ITS de Bordeaux en octobre, où les véhicules autonomes étaient les stars, ce sujet a été très peu ou pas abordé. Son importance est pourtant fondamentale : comment la ville s’adapte aux véhicules autonomes ? Comment les met-elle à son service ?

Avez-vous connaissance des réflexions, initiatives et recherches actuellement menées par les territoires sur ces sujets ? Il n’est pas trop tard…

http://www.citylab.com/cityfixer/2015/12/why-arent-urban-planners-ready-for-driverless-cars/419346/

Conduire une voiture par l’esprit

Plus précisément indiquer à la voiture ce que l’on veut faire avec une interface (IHM) très directe : les ondes EEG de notre cerveau.

De plus en plus d’applications ont démontré la possibilité d’interpréter les ondes parcourant notre cerveau pour les traduire en instructions simples. Après une phase d’entraînement l’utilisateur peut donc contrôler un objet ou un jeu vidéo. Ou une voiture.

D’un intérêt limité pour l’instant cette expérimentation chinoise illustre le large champ des possibles qui s’ouvre dans le redesign complet des IHM dans les véhicules qui seront de plus en plus automatisés / robotisés.

http://venturebeat.com/2015/12/07/chinese-researchers-unveil-brain-powered-car/

Uber s’attaque sérieusement aux transports

Ce n’est pas le premier signe ou le premier essai qu’Uber se conçoit comme bien plus qu’un service VTC mais plutôt comme celui qui videra les villes de voitures que vous conduisez vous-même (pour y mettre leurs voitures).

En ajoutant ces 2 services dédiés aux transports du quotidien Uber offre du covoiturage dynamique mais massifié (seule condition de succès) et du transport professionnel groupé à bas coût avec des « lignes virtuelles ». Ils ont la masse critique d’utilisateurs pour le faire.

Rassurez-vous toutefois la France ne devrait pas être concernée de suite 😦

Le potentiel lié à des transports du quotidien flexibles est énorme aussi bien là où il n’y a pas de transports en commun que là où il faut étendre le réseau par d’autres moyens.
http://venturebeat.com/2015/12/08/uber-is-testing-a-new-commuter-transit-service-in-seattle-and-chicago/

Déporter et automatiser le stationnement pour réduire son empreinte foncière

L’un des créneaux du moment qui suscite vraiment de l’intérêt, c’est le stationnement. Il faudra y revenir plus en détails.
Aujourd’hui un acteur lève des fonds auprès de ViaID sur le sujet du voiturier de parking. Le concept est séduisant : prendre en charge votre voiture dans les lieux de forte contrainte. Avec toutefois des risques opérationnels forts (maitrise des coûts) et une question : qu’est-ce qu’on y gagne vraiment ? Un peu de temps, du service…

Récemment j’ai travaillé sur ce sujet dans le cadre d’un projet de centre d’affaires / hôtel. Ma proposition est de coupler un service de voiturier à des services de stationnement type Vinci ou mieux ZenPark qui ne sont pas sur place. Sur place, dans les nouveaux projets, le nombre de places de stationnement est très limité. Donc on prend en charge votre voiture à l’hôtel (pas un hôtel de luxe) si vous restez 1 ou 2 jours. Et on vous offre d’autres alternatives pour vous déplacer en centre-ville. L’offre peut être très compétitive et on gagne sur le foncier affecté au stationnement en centre-ville.

À long terme le vrai potentiel est pour moi de créer des parcs de stationnement (mieux : muter les parcs actuels) pour les automatiser entièrement et gagner un minimum de 30% de surface ! Et cela va bientôt arriver sur le marché…

http://www.widoobiz.com/a-la-une/ector-leve-500-000-euros-pour-deployer-son-service-de-parking-avec-voiturier/64782

Et si Transdev faisait passer le front anti-Uber par la France ?

En France nous aurions certainement parlé d’un front républicain (après tout Uber a été condamné en appel hier au sujet d’UberPOP, à l’initiative de Transdev entre autres).
Face à l’ogre Uber ses concurrents locaux à travers le monde forment une alliance de moyens (financiers, expérience, technique) et surtout d’interopérabilité.
Vous pourrez aller partout avec votre appli / compte Lyft (US). Partout, mais pas en Europe.

Et cela doit poser question. Il y a un marché dynamique dans plusieurs pays européens (en France plusieurs acteurs concurrents d’Uber). Mais un marché très fragmenté avec des régulations très incertaines, et finalement aucun leader européen ne se détachant face à Uber.
Ce triste constat – une alliance mondiale ignore l’Europe – est aussi le résultat de notre politique d’innovation et de ses carences. De notre incapacité trop souvent (mais pas toujours) de faire émerger des champions européens de manière ouverte.

L’un des arguments de l’alliance pourrait être sa capacité à s’adapter au contexte local, avec des acteurs locaux, maîtrisant les codes culturels, sociaux et politiques. Et pouvant adapter les modes de transport. L’échec d’Uber peut aussi se lire comme un échec à maîtriser les codes du business en France, la manière de faire le lobbying, d’utiliser le système judiciaire, de parler aux clients.

Finalement je connais au moins un acteur qui pourrait rejoindre l’alliance mondiale anti-Uber mais pour la mobilité on-demand : c’est Transdev, qui fait du VTC en France, sait travailler avec des acteurs publics et est présent dans plusieurs pays.

Transdev est-il prêt à s’allier à Lyft, Ola et Didi dans un front républicain anti-Uber ? 🙂
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/12/07/32001-20151207ARTFIG00303-une-alliance-mondiale-se-forme-pour-contrer-uber.php