Investir dans le #numérique présente peu d é risques technologiques… au début !

Nicolas Colin explique dans ce post très riche le rôle de la technologie dans les business traditionnels et dans le numérique. Il pointe que lancer un concept dans l’économie numérique comporte très peu de risques technologiques car les technologies sous-jacente sur sont largement disponibles (Internet, GPS, app stores, etc), elles sont « commodotisées », souvent en Open-Source, disponible sur des clous qui rendent l’accès très peu coûteux et entièrement linéaire (on paie uniquement ce dont on a besoin).
Le risque de développer un service de covoiturage, de location de voiture entre particuliers ou une application multimodale, ce n’est pas la technologie, mais le marketing et la capacité d’agréger une large communauté d’utilisateurs. Donc les Venture Capitalists (VC) investissent dans une activité qui comporte un fort risque marketing mais un faible risque technologique, avec une possibilité de retour sur investissement très importante en cas de succès. C’est le pari des investisseurs dans BlaBlaCar et Uber.

Mais une Startup du numérique qui croit avec tous les bénéfices associés voit s’accroître son risque technologique car elle n’a d’autres choix que d’investir pour gérer la masse d’utilisateur et proposer de nouvelles offres pour maintenir la concurrence à distance. Uber est un colosse aux pieds d’argile car il peut perdre ses clients (et chauffeurs) très vite si un nouveau concept est développé.

Il y a donc une guerre des talents et une course à l’innovation inévitable pour maintenir une position dominante, contrairement aux secteurs traditionnels comme l’automobile où les barrières à l’entrée telles les infrastructures, usines, brevets et réglementations maintiennent toute concurrence de la part de nouveaux acteurs, conduisant à une innovation diminuée. Ce qui explique par exemple aujourd’hui qu’il y ait peu d’innovation sur le véhicule, par exemple les véhicules non homologables en catégorie M1.

On comprend qu’il y a une opposition entre élever des barrières à l’entrée liées au marketing et aux moyens de production (automobile) qui conduisent à une plus faible innovation et surtout des retours moindres, et developper un concept dans le numérique qui présente peu de risques technologiques au démarrage mais nécessite de plus grands risques technologiques pour se maintenir. Combiner n’est pas simple même s’il y a des exemples comme Netflix ou Amazon.

https://medium.com/welcome-to-thefamily/low-risk-high-reward-why-venture-capital-thrives-in-the-digital-world-ed56d0b14dc#.lzwr8f3y6

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