Faut-il renoncer à toute politique de #transport en commun en France ?

Mettre en avant la marche et le vélo dans le système de mobilité, oui ! Tout mélanger, non…
http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/12/03/transports-franciliens-aucune-proposition-politique-n-est-a-la-hauteur-du-probleme_4823370_3234.html

1/ Cela part d’un constat biaisé : la part des déplacements à pied. Importants en nombre ils le sont, mais ils représentent une part réduite des voyageurs.kilomètre.

2/ Ensuite espérer que les déplacements à pied vont désengorger les transports en commun : j’aime la marche, le fait beaucoup, mais ce n’est que marginalement que élan peut entrer en compétition avec les transports en commun, sauf éventuellement le bus marginalement. Ou alors il faut poser la question autrement : comment augmenter le nombre d’activités / déplacements quel l’on puisse faire à pied ? C’est alors poser la question à long terme de nos modes de vie, de l’aménagement des villes, du developpement économique et même de l’organisation du travail. Alors là oui cela aurait du sens de mettre marche et transports en commun en compétition.
En revanche oui le vélo, et encore plus le vélo électrique, peut remplacer les transports s’il est développé de misère volontariste. Atteindre 30% de part modale avant 2050 devrait être un objectif pour toute grande métropole mondiale !

3/ Reprocher aux candidats aux régionales de parler route et transports en commun. Eux qui pourtant si souvent parlent de choses qui ne sont pas dans leurs compétences, ils sont là en plein dedans. C’est donc normal qu’ils en parlent. Quant à la marche et au vélo, leur developpement est principalement du ressort des agglomérations, voilà tout, avec des contextes très variés sur le territoire régional. Porter un discours centré sur ces points serait s’aliéner les élus locaux compétents et être forcément déconnecté de la réalité terrain.
La politique vélo à Paris intra-muros et chez moi à Pontoise (avec sa colline en plus) n’a pas le même sens, ne présente pas les mêmes enjeux.
En revanche il pourrait y avoir un discours régional sur la manière de développer les synergies entre les différents modes. Parce que la Région peut désormais être aussi prescripteurs et parce qu’elle a la main sur les gares, lieux essentiels pour effectivement développer le vélo et la marche.

4/ Enfin renvoyer dos à dos le transport routier et le transport en commun me paraît à courte vue. Ce dernier n’est pas parfait, il est coûteux, difficile (politiquement) à entretenir (dépense aux effets non visibles) mais il est bien plus qu’un facteur de développement économique : il est facteur de lien sociale et enabler de la marche et du vélo comme modes principaux au quotidien.
Nous ne sommes pas prêts à l’échelle d’une région comme lle de France à vivre en autarcie dans des villages qui seraient autosuffisants et parcourables à pied ou en vélo. Nous avons besoin en 2050 de mieux vivants et agréables (ce qui fait cruellement défaut en Ile de France) reliés efficacement entre eux par un réseau DD transports en commun efficients et disponibles, le réseau routier existant (l’entretenir mais ne pas le développer) et un réseau dédié au vélo électrique et d’autres véhicules légers et sobres (ce dernier réseau est à construire).

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